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Les encens vont-ils être interdits ?

jeudi 26 décembre 2013, par jeanmi

Les soirées baba cool version années 1960 avec bougies et encens risquent bien de disparaître définitivement. Dans le cadre du « plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur » présenté hier par le gouvernement, ces bougies parfumées et les encens qui dégagent le plus de substances toxiques pour la santé vont être interdits.

Des études sont en cours pour décider quels produits sont le plus émissifs et des arrêtés d’interdiction sont à attendre dans les prochains mois, précisait-on mercredi au ministère de l’Écologie. Mais « les produits tels que les encens qui émettent plus de 2 microgrammes par m3 de benzène seront interdits », est-il d’ores et déjà écrit dans le document, piloté par les ministères de l’Écologie, de la Santé et du Logement et présenté en marge des Assises nationales de la qualité de l’air à Paris.

Dans un récent rapport, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) indiquait que « les encens sont beaucoup plus émissifs que les bougies et leur utilisation semble présenter des risques même dans le cas d’un usage mensuel ». « L’utilisation d’encens pourrait présenter des risques aigus, chroniques et cancérogènes », était-il précisé. Les principales substances toxiques émises par l’encens sont les particules, le benzène, le formaldéhyde et l’acétaldéhyde. Pour les bougies, il s’agit de l’acroléine, des particules et du formaldéhyde. Une « préoccupation de santé publique »

Bougies et encens, mais aussi produits d’entretien, tabac, moisissures, peintures… sont à l’origine de la pollution de l’air intérieur, qui est une « préoccupation de santé publique », rappellent les trois ministères. En France, 40% des logements analysés présentent au moins un problème de qualité de l’air, selon l’enquête de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur. Et de façon générale, cette pollution intérieure est responsable de pathologies du système respiratoire (rhinites et bronchites), de maux de tête, de fatigue, d’irritations, de nausées… « L’ensemble des maladies allergiques (asthme, conjonctivite, allergie alimentaire) concerne 25% à 30% de la population dans les pays industrialisés », rappelle le ministère de l’Écologie.

Il estime entre « 10 et 40 milliards d’euros par an » le coût de la mauvaise qualité de l’air intérieur en France, dont 1 milliard pour le remboursement des médicaments antiasthmatiques.

Voir en ligne : http://www.lefigaro.fr

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